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Une fille comme ça de Sara Zarr

Publié le par Malénia

Une fille comme ça de Sara Zarr

Genre YA

Résumé

"C'est Deanna, tu sais la fille qui..." Cette phrase, Deanna a l'impression de l'entendre chuchotée sur son passage chaque jour, partout, au lycée, dans la rue, depuis quatre ans. Elle avait treize ans, elle en a dix-sept.
II est temps de tordre le cou aux rumeurs, de faire taire les mauvaises langues, de redresser la tête et de regarder le monde droit dans les yeux.

Mon avis

L’histoire est celle de Deanna. Quand elle avait 13 ans, son, père l’a surprise en train de faire l’amour avec son petit ami dans une voiture . L’histoire a fait l’objet de tous les ragots de la petite ville. Depuis, Deanna est cataloguée comme la garce du coin. Les garçons la houspillent, ses parents l’ignorent. Dans ce schéma improbable, elle essaie de survivre.

Deanna est un personnage très attachant. On éprouve immédiatement beaucoup d’empathie pour son histoire, si triste et malheureusement si commune. On ressent l’injustice de sa condition de femme, la maladresse de son adolescence, le manque affectif qui l’a menée là. Plusieurs passages nous mettent mal à l’aise, notamment dans sa relation avec Tommy, son pseudo petit ami. On y voit toute ambiguïté d’une relation précoce dans une société de tout-consommation. Ainsi quand Deanna reproche à Tommy de ne jamais l’avoir amené au cinéma ou au restaurant, mais seulement dans des parking vides,Tommysemble surpris, comme s’il n’y avait même pas pensé.
Je suis sortie de cette lecture un peu bousculée. J’ai trouvé l’histoire de cette jeunesse à la dérive terriblement triste, presque glauque. C’est un livre recommandé à partir de 13 ans, mais je pense qu’il mérite un accompagnement, et sans doute un véritable débat par la suite.
A lire et à méditer.

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Motel Lorraine par Brigitte Pilote

Publié le par Malénia

Motel Lorraine par Brigitte Pilote

Genre Contemporain

Résumé

Nous sommes en 1977. Sonia, diseuse de bonne aventure, fuit Montréal avec ses deux filles, Lou et Georgia, pour trouver refuge à Memphis, dans la chambre 306 du motel Lorraine, inoccupée depuis ce fameux 4 avril 1968 où Martin Luther King y a été assassiné. Elles partageront leur destin avec la sublime Alabama, Jacqueline Smith, femme de chambre au Lorraine, Grace DePriest, directrice de la chorale d’une petite église baptiste, ou encore Lonzie, le repris de justice devenu photographe pour son ami Aaron. Chacun à sa manière, ces personnages aux destins croisés incarnent le rêve d’égalité pour lequel le révérend King a donné sa vie.

Mais quel poids auront leurs ambitions et leurs gestes dans cette Memphis encore marquée par les divisions raciales ? Les secrets de chacun resteront-ils bien gardés ? Et enfin, pourquoi Sonia s’est-elle enfuie avec ses enfants ?

Mon avis

L’histoire se concentre autour de l’hôtel Lorraine, qui a vu la mort de M. Luther King, le 4 avril 1968 devant la chambre 360. De là vont s’enchevêtrer de nombreuses histoires avec les personnages qui y ont vécu, travaillé, ou tout simplement ont un rapport avec cet hôtel, même ténu. On va alors découvrir la vie d’une adolescente superficielle, celle d’une jeune fille de bonne famille revanche vivante de ses parents sur la vie misérable de ses ancêtres. Autour du carnaval, les histoires vont se croiser et s’emmêler, pour nourrir autant de drames et de jolies histoires.

Je dois avouer que j’ai été surprise par la forme de ce livre. La prolifération de personnages et de situation, m’a, au début tout du moins, légèrement perturbée. Mais très vite on s’attache aux différents destins qui nous sont présentés, et on saute de l’un à l’autre sans entrave. C’est admirablement bien écrit. La plume est fluide, les mots choisis avec soin ; on entre dans la psychologie des personnages avec douceur, presque sans s’en rendre compte.

Les intrigues sont bien menées, et l’auteur nous amène brillamment là où elle le souhaite, sans même que l’on sen rende compte. Elle évoque ainsi l’apartheid, l’esclavage et la ségrégation, sans pathos ni haine, avec une efficacité chirurgicale.

Un seul bémol, peut-être, la double happy end... je n’en dis pas plus, mais elle m’a semblé un peu...too much ! 

Cela n’enlève cependant rien à la qualité de ce livre, qui s’est révélé être une excellente lecture que je vous recommande vivement !

 

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Blog en vacances...

Publié le par Malénia

Je prends plein de lecture dans mes bagages, et je vous donne RDV à la rentrée!
D'ici là, je vous donne quelques nouvelles sur Twitter (entre deux vagues)

Et surtout soyez sages...mais pas trop!

 

 

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La Petite Danseuse de quatorze ans de Camille Laurens

Publié le par Malénia

La Petite Danseuse de quatorze ans de Camille Laurens

Genre Historique


Résumé

« Elle est célèbre dans le monde entier mais combien connaissent son nom ? On peut admirer sa silhouette à Washington, Paris, Londres, New York, Dresde ou Copenhague, mais où est sa tombe ? On ne sait que son âge, quatorze ans, et le travail qu’elle faisait, car c’était déjà un travail, à cet âge où nos enfants vont à l’école. Dans les années 1880, elle dansait comme petit rat à l’Opéra de Paris, et ce qui fait souvent rêver nos petites filles n’était pas un rêve pour elle, pas l’âge heureux de notre jeunesse. Elle a été renvoyée après quelques années de labeur, le directeur en a eu assez de ses absences à répétition. C’est qu’elle avait un autre métier, et même deux, parce que les quelques sous gagnés à l’Opéra ne suffisaient pas à la nourrir, elle ni sa famille. Elle était modèle, elle posait pour des peintres ou des sculpteurs. Parmi eux il y avait Edgar Degas. » 
C. L.

Mon avis

La petite danseuse de Degas est une oeuvre classique. On la croise aux détours des reproductions (nombreuses) des galeries d'art. Elle est présente dans l'imaginaire collectif, c'est une oeuvre "classique". Pourtant, on se sait rien de son jeune modèle, celle qui a précédé l'existence de l'oeuvre, et qui lui a quelque sorte donné vie.

Dans cet essai, Camille Laurence va donc s'interroger sur le modèle, mais aussi sur ce que le peintre fait du modèle. En nous emmenant avec elle dans les coulisses sombres de l'Opéra de Paris, elle va disséquer chaque détail de l'oeuvre, en la confrontant à son créateur et à son époque.

J'ai beaucoup appris dans ce petit livre, sur la personnalité de Degas, que je connaissais mal, sur la vie sordide de ces petites danseuses, adolescentes graciles aux joues roses qui n'étaient en réalité que de la chair à ballets.
Camille Laurens, avec sa plume élégante, nous présente cette facette du dix-neuvième siècle que nous préférons bien souvent oublier : celle, sordide, de la pauvreté et de la misère, où les enfants bien avant de l'être n'en étaient déjà plus.

C'est un roman aussi court qu'instructif, qui nous laisse songeur sur l'évolution humaine... Une jolie découverte!

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Une robe couleur de vent de Sophie Nicholls

Publié le par Malénia

Une robe couleur de vent de Sophie Nicholls

Genre Contemporain

Résumé

Fabia Moreno vient de s’installer avec sa fille, Ella, dans la petite ville de York, où elle a ouvert un magasin de vêtements vintage. Une boutique de rêve, comme les femmes de York n’en ont encore jamais vu. Car Fabia possède un don pour dénicher la robe idéale et l’ajuster à chaque cliente. Autour de son commerce, bientôt, les destins se croisent, les identités se révèlent et les amours s’épanouissent… mais naissent aussi la méfi ance et la jalousie.
L’exubérance de Fabia dérange, et la jeune Ella, à la peau cuivrée, est une adolescente bien mystérieuse.
Parviendront-elles à s’intégrer dans la communauté ?
Quel sombre secret cache Fabia derrière ses tenues flamboyantes et son accent chantant ? Sa fille elle-même sait-elle tout de l’histoire familiale ?
 

Mon avis

C’est le titre, mystérieux, et cette couverture toute en douceur qui m’ont donné en vie de découvrir ce livre. La silhouette de cette femme, auréolée par une robe tourbillonnant dans le vent, m’a évoquée une douce liberté.
L’histoire est celle de Fabia et d’Ella, une mère et sa jeune fille adolescente qui viennent d’emménager dans une petite ville d’Angleterre. La mère se prétend italienne, mais cache en réalité des origines libanaises qu’elle tente désespérément de cacher. Ella est une jeune femme intelligente et effacée,  tiraillée entre différents mondes. Dans ce nouvel environnement, elles vont peu à peu faire leur place, non sans mal, au milieu des notables locaux.

C’est une jolie histoire, très bien écrite. L’auteure fait la part belle aux descriptions, longues et imagées, et revient très souvent sur des éléments du passé des deux femmes qui nous aident à comprendre leurs doutes et leurs comportements. Le personnage de Fabia est très dense : elle garde en elle une part de Liban, une part d’Italie, et surtout beaucoup de secrets.
J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteure, poétique et gracile, qui fait résonner à l’oreille de belles phrases, et au cœur de beaux sentiments.


Hélas, j’ai trouvé que le roman comportait de nombreuses longueurs, et manquait de rythme. Je me suis demandé à plusieurs reprises quelle était le codeur de l’histoire, et où l’auteur voulait en venir avec des deux héroïnes, par ailleurs très attachantes. A contrario, j’ai trouvé la fin un peu abrupte, presque précipitée, et les révélations de Fabia sur la mort de son mari m’ont laissé circonspecte, je m’attendais à quelque chose de plus consistant, moins téléphoné. J’ai été déçue.
Malgré cela, c’est une lecture qui me laissera un agréable souvenir, car elle m’a plongé dans de jolies descriptions imagées.  Une auteure que j’espère découvrir dans une autre histoire !

 

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Et j'ai dansé pieds nus dans ma tête de Olivia ZEITLINE

Publié le par Malénia

Et j'ai dansé pieds nus dans ma tête de Olivia ZEITLINE

Genre Contemporain

Résumé

Un soir, une phrase étrange au ton mélodique, comme un air de musique, résonne dans la tête de Charlotte. Peur ou prémonition ?
Après un burn-out, Charlotte, une jeune trentenaire, quitte son job dans le marketing et tire un trait sur son ancienne vie. Elle retourne à ce qui la fait vibrer depuis toujours, la danse. Mais rien ne se passe comme elle le voudrait : les factures s’accumulent, sa relation amoureuse s’étiole, son rêve s’éloigne. Stella, une amie musicienne, lui conseille alors d’écouter sa voix intérieure et lui ouvre le chemin de l’intuition. De rencontre en rencontre, pas à pas, Charlotte apprendra à apprivoiser cette voix mystérieuse, à se fier aux signes du hasard et à suivre les mouvements de son corps.

Mon avis

C'est le titre (superbe!) et l'image de couverture qui m'ont donnés envie de lire ce livre. Un titre évocateur, qui me parlait de folie, de liberté, de bonheur...

L'histoire est celle de charlotte, qui après un burn out, va consacrer sa vie à la danse. Coincée dans un relation qui ne lui convient pas, elle va devoir faire face à différents ennuis  et pour cela, sa seule arme sera l'intuition.

C'est un livre court, avec une belle écriture fluide et poétique, qui se lit très vite. Le personnage de Charlotte est agréable à suivre, et 'histoire est intéressante, même si elle n'a pas véritablement d'intrigue ni de suspens. Pourtant, je n'ai pas réussi à "entrer" totalement dans cet ouvrage, ni à apprécier Charlotte. Son personnage m'a paru plat et sans relief, prompt à suivre n'importe quelle consigne ou personne. Je n'ai pas réussi à m'attacher à elle.

Mais ce qui m'a le plus gêné, c'est que, plus qu'un roman, j'avais la sensation d'être dans un livre de développement personnel. Ce genre de "livre-modèle" on vous dis: tu dois faire ceci comme ci ou comme ça, suis ton intuition, vas de l'avant, écoute-toi... Bref, absolument pas ce que je recherchais.

Sans doute cela conviendra-t-il à d'autres..mais pour moi c'est une petite déception.

 

 

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Ma famille, le collège et autres cauchemars de Carol Midgley

Publié le par Malénia

Ma famille, le collège et autres cauchemars de Carol Midgley

Genre Jeunesse

Résumé

Des parents excentriques, un grand frère en pleine crise d'ado, une petite sœur envahissante et un chien amoureux d'une botte fourrée... Si seulement Dany, 13 ans, pouvait changer de famille...
Sans parler du collège, où Trésor, reine des pestes et star de la classe, ne cesse de lui gâcher l'existence. 
Heureusement, Dany a son journal auquel se confier. Et quelques vraies amies pour l'aider à sortir de cette passe difficile.
Le journal intime le plus drôle de l'année!

Mon avis

C'est le titre, évocateur, qui m'a donné envie de choisir cette lecture. Je me plonge en ce moment dans les histoires pour adolescents, qui sont parfois bien plus drôle et déjantée que ce qui se fait dans la littérature "adulte", trop codifiée, qui laisse peu de de place à la surprise.

Le sujet n'en ai pas vraiment original, puisqu'il s'agit d'un énième journal intime adolescent, traité sur le ton d'une douce impertinence, tout comme  Journal d'une ado déjantée, ou encore Récit intégral ou presque de mon premier baiser. Dany a treize ans et de graves problèmes existentiels, comme Trésor, la star de la classe, ses parents bizarres, ou encore le classement très précis de ses meilleures amies selon un ordre de préférence. 

C'est un livre qui se lit vite et facilement. Beaucoup de passages sont dans le style télégraphique, sans sujet. C'est amusant, et plutôt divertissant : Dany est véritablement très attachante avec ses petits problèmes. Malheureusement, cela s'essouffle vite, et après quelques pages, on tourne un peu en rond. J'ai trouvé que l'histoire manquait de suspense et d'originalité. Les personnages sont trop stéréotypés, et on devine aisément pourquoi les parents de Dany sont si bizarres. C'est un journal intime "lambda" qui n'a pas ce "petit plus" par rapport à ceux que j'ai déjà lu.

Une lecture amusante, donc, mais qui ne sort pas des sentiers battus. A recommander à ceux qui découvrent le genre.

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De fringues, de musique et de mecs de Viv Albertine

Publié le par Malénia

De fringues, de musique et de mecs de Viv Albertine

Genre Autobiographie, témoignage

Résumé

Itinéraire d'une véritable enfant du rock, l'autobiographie de Viv Albertine revient sur sa carrière de guitariste dans l'un des tout premiers groupes de punk exclusivement féminin Outre-manche, The Slits. Évocation candide et franche d'un mouvement musical et social qui allait changer l'histoire de la musique, De fringues, de musique et de mecs regorge d'anecdotes sur les Clash, les Sex Pistols, Vivienne Westwood, Johnny Thunders et tant d'autres. Mais ce serait minimiser ce livre féroce et attachant que de le limiter à un énième document rock, car le propos de Viv Albertine va bien plus loin. En retraçant sans tabou ni biais son parcours de gamine de la classe moyenne anglaise des années 70 fascinée par la scène musicale et bien décidée à y faire entrer les filles, puis de jeune femme embarquée dans un mouvement aux excès et au nihilisme affichés, et enfin de femme confrontée au grand vide post-punk qui tente de survivre aux excès, à la maladie, et à l'ennui d'une vie rangée, Viv Albertine livre un texte brûlant d'honnêteté et d'engagement. Choquant parfois, brutalement émouvant par moments et toujours drôle, ce livre est une ode aux femmes, un texte féministe qui regarde en face ce qu'il en a coûté - et ce qu'il en coûte encore - d'être une femme, d'être irrévérencieuse, et d'être têtue au point de croire à son destin. Viv Albertine est une musicienne et parolière britannique, figure du mouvement punk auquel elle participa activement avec son groupe, The Slits. Dans les années 80, elle mène également une carrière de productrice et de réalisatrice. Après 25 ans de silence, elle remonte sur scène avec un album solo, en 2012. Elle vit aujourd'hui à Londres où elle se consacre à la musique et à l'écriture.

Mon avis


«Pour écrire son autobiographie, il faut être un sacré connard, ou alors c’est qu’on est fauché. Moi, c’est un peu des deux.»

Je l'avoue humblement, je ne connaissais pas Viv Albertine, pas plus que les Slits. Née après que le phénomène soit déjà mort,1 je ne connaissais de cette musique que les Clash, les Sex Pistols et à la limite quelques tubes des Buzzcocks et des Ramones. Je crois que je ne soupçonnais même pas l'existence d'un punk féminin à part entière. Aussi, quand cette autobiographie m'a été proposée par la Masse Critique Babelio, j'ai immédiatement sauté dessus : j'allais découvrir!

Et quelle découverte! Viv Albertine nous plonge au coeur de deux vies, la sienne, bien sûr, mais aussi celle du punk underground des années 70. Guidée par une plume déliée, on parcourt avec elle les petites rues de Londres, les squats miteux, puis les hôtels de luxe et les salles de concert. La jeune fille qu'elle décrit nous ressemble terriblement : elle veut être libre, musicienne, heureuse. Mais elle est malgré tout pétrie des convictions qu'on lui a enseigné sur la féminité, sa place en tant que femme dans la société, ce qu'elle DOIT et ne DOIT PAS faire.

A ses côtés, on assiste à ce long cheminement vers une identité choisie, de doutes en désarrois, de petites victoires en montées d'adrénaline. Jusqu'à la fin de l'histoire, la vie qui se range, la jeunesse qui s'en va, le punk qui se meurt (ou pas, voir note 1). Viv Albertine évoque avec justesse la vie de femme au foyer, la maladie, la maternité. Jusqu'aux dernières pages où un renouveau s'envole encore... vers où cette fois?

J'ai adoré cette lecture, gentiment provocante, légèrement grave... J'ai découvert grâce à ce livre un univers musical que je ne connaissais pas, et l'envers du décor d'un "Punk System" que je ne soupçonnais pas. Au delà du contenu musical et presque historique, c'est le très émouvant témoignage d'une femme qui a choisi d'être libre.

A lire absolument <3

 

1 Le punk est-il mort? Vous avez deux heures!

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Mémé dans les orties de Aurélie Valognes

Publié le par Malénia

Mémé dans les orties de Aurélie Valognes

Genre Humour

Résumé

Ferdinand Brun est atypique. 
Le genre de vieux monsieur qui boude la vie et s’ennuie à (ne pas) mourir. 
Tel un parasite, il occupe ses journées en planifiant les pires coups possibles qui pourraient nuire et agacer son voisinage. 
Il suffit d’un nœud qui se relâche et laisse partir son seul compagnon de vie, Daisy sa chienne, pour que tout s’écroule. 

Quand Juliette, une fillette de dix ans, et Béatrice, la plus geek des grands-mères, forcent littéralement sa porte pour entrer dans sa vie, Ferdinand va être contraint de se métamorphoser et de sortir de sa chrysalide, découvrant qu’il n’est jamais trop tard pour commencer à vivre…

Mon avis

L'histoire est celle de Ferdinand, un vieux monsieur bougon et querelleur, qui vit seul avec sa chienne Daisy. Quand celle-ci disparaît, il perd un peu les pédales, jusqu'à ce qu'il ne s'ouvre enfin au monde extérieur.

C'était une jolie aventure que celle de ce vieux monsieur qui reprend enfin goût à la vie, Aurélie Valognes a une plume vive et déliée, et la façon dont elle nous décrit ce "tonton Daniel" est amusante et tendre.

J'ai beaucoup aimé le thème de ce roman, inhabituel, et la façon dont l'auteure a évoqué la vieillesse et ses petites et grandes déconvenues. Pourtant, ce n'est pas un roman triste ou larmoyant, certains personnages, comme la petite Juliette, sont même très drôles et dynamiques!

La seule chose qui m'a un peu manquée, c'est une intrigue plus soutenue, j'ai trouvé quelques longueurs dans le récit, alors qu'à d'autres moments certains passages, comme l'histoire avec Madame Suarez, auraient sans doute mérité de plus amples développements.

Mais ce sont vraiment de petites remarques mineures, j'ai passé un bon moment avec cette lecture, et j'ai découvert une nouvelle auteure que je suivrai très certainement!

 

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L'incroyable voyage de M. Fogg de Luc Blanvillain

Publié le par Malénia

L'incroyable voyage de M. Fogg de Luc Blanvillain

Genre Jeunesse

Résumé

Quand Nora, David et Simon montent dans la voiture de leur prof de français, ils comprennent vite que ce n’est pas la meilleure des idées. Partir en vacances avec M. Fogg, à la recherche du grand amour de David, c’est complètement dingue ! Encore plus si on sait que la fille n’existe pas. Qu’elle a été inventée de toute pièce pour emmener Fogg dans l’aventure et le distraire de sa propre vie. Et si ce road trip leur révélait à tous qu'il leur appartient d'apprécier chaque moment, maintenant. Quitte à avoir le cœur brisé,  ou la tête pleine de nouveaux rêves !


Mon avis

L'histoire est celle d'un professeur de français idéaliste. Grâce à lui, de belles histoires se nouent. Alors lorsque les adolescents de sa classe le voit triste, ils cherchent à lui remonter le moral, dans un road trip improbable!

J'ai passé un excellent moment en compagnie de cette lecture. Les adolescents décrits par l'auteur sont drôles, astucieux et plein de reconnaissance à l'égard de l'homme qui leur a tendu la main. De son côté, Monsieur Fogg est un homme "bon" au sens premier du terme, sans devenir le copain de ses élèves, il sait les guider avec beaucoup de justesse et de bienveillance, dans un voyage initiatique où se confondent entraide, amitié et amour.

Vous l'aurez deviné, on n'a aucun mal à s'identifier aux personnages et à s'attacher à eux. Admirablement bien décrits, les adolescents nous offrent le visage d'une jeunesse unie, combative et tendre, bien loin de l'image que l'on peut en avoir par ailleurs. La plume est fluide, efficace et rythmée. Le road trip se termine à peine, et l'on a envie de dire : encore!

Une vraie perle donc,  un livre que je recommande vivement!

 

 

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