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Le don empoisonné de la folie de Lucia Etxebarria

Publié le par Malénia

Le don empoisonné de la folie de  Lucia Etxebarria

Genre Contemporain

Résumé

Lucía a eu une jeunesse tumultueuse et a beaucoup essayé, dans tous les domaines. Elle dit avoir dépensé chez les psys de quoi s’acheter une Porsche. Finalement, sa famille et elle-même se convainquent qu’elle est folle. Jusqu’au jour où elle découvre, à 48 ans, qu’elle est zèbre, c’est-à-dire qu’elle fait partie des 0,5 % de personnes dotées d’un QI supérieur à 140. Quand on est zèbre, on est hypersensible – aux situations, aux personnes, mais aussi aux bruits, aux odeurs… –, ce qui est un don, mais aussi une souffrance. Surtout quand on aime.
Ce texte aurait pu s’appeler La Vie sexuelle de Lucía E. Mais « ça n’a jamais ressemblé à un film porno », dit-elle. Il y a dans ce récit quelque chose d’un journal intime à la sincérité sans fard.
C’est l’histoire d’une femme de sa génération dans un monde désenchanté, une femme très libre, à fleur de peau, qui ne ment pas, ni à elle-même ni à son lecteur.

Mon avis

J'ai toujours beaucoup aimé Lucia Etxebarria. J'avais dévoré "Amour, Prozac et autres curiosités" dans ma jeunesse et "Un miracle en équilibre" m'avait beaucoup apporté dans ma découverte de la maternité. C'est donc avec excitation que je me suis jeté sur ce livre au titre évocateur. Le résumé parle d'une femme zèbre, et la précocité étant un thème qui me tient particulièrement à coeur , j'étais vraiment impatiente de le voir aborder par une telle auteure.

J'ai été très déçue. Si cette précocité est évoquée, ce n'est que brièvement. L'essentiel du roman est une succession d'aventures sexuelles, décrites à grand renfort de mots crus, sans véritable ambition littéraire. Le livre ressemble à un journal intime adolescent, sauf qu'il s'agit ici d'une femme de cinquante ans à la dérive, entre alcool et aventures. Ce qui m'a le plus gêné, je crois, c'est qu'il s'agisse d'une autobiographie. Sa façon de se livrer aussi intensément est dérangeante, le lecteur n'a pas envie d'en savoir autant.

Je suis ressortie de cette lecture complètement déroutée. Déroutée par le style, pauvre, de l'auteure qui a choisi d'écrire ce livre en français et non dans sa langue maternelle. Déroutée par la vie pathétique qu'elle nous livre ici, presque en pâture.
Déroutée enfin par un livre que je n'ai ni aimé, ni détesté, qui m'a donné une impression de voyeurisme pervers dans une histoire qui n'était pas la mienne.

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